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Ramona Casse

le récit

les mots

rose

bleu 

Calme

souvenirs

Angoisse

Fatigue

Pérennité

Confiance

Vertige

Lien

Amour

Débâtissement

Depuis ton départ, je te porte dans mon âme. Je retourne souvent dans les
souvenirs, avec l’espoir de retrouver une trace de compréhension. Ou peut être par
peur de t’oublier. Ta voix, ton sourire timide, que tu cachais derrière le foulard rose,
ta blouse bleu intense qui t’allais si bien, la foudre de ton regard noisette quand
quelque chose te tracassais, et le calme de tes gestes, tout est resté intact. Dans
mes souvenirs.
Comment oublier ?
Comment faire pour ne pas t’ oublier ?
L’ angoisse, ma plus grande « amie » se présente à moi chaque matin : au réveil
est là, me tourne autour, me salue quand je bois mon café, m’accompagne dans
l’ascenseur quand je sors chercher du pain, me retrouve dans le parc quand
j’observe les enfants jouer, elle me suit même dans les recoins les plus secrets de
mon âme. Elle me fatigue.
Elle est têtue cette angoisse. Obstinée. Déterminée à devenir mon compagnon de
route, pour toujours. Comme si elle se rêvait en remplaçante de la sérénité. Quel
confiance ! Quel culot !
J’ai le vertige en pensant qu’elle s’agrippera à moi et remplacer mes souvenirs… de
toi.
De nous.
De notre monde.
Un jour, j’ai eu le courage de la confier, de la faire sortir de mes pensées, de la
regarder en face, de lui parler. De toi.
De notre lien, qui nous unissait si fort.
De ta confiance en moi, en nous, dans le monde.
Dans l’avenir.
Dans l’amour.
Comment faire pour ralentir le débâtissaient de notre monde, pour qu’il se
transforme en souvenir ?

la version IA

ChatGPT

L’angoisse était arrivée sans prévenir, comme une brume légère qui s’insinue dans
un monde pourtant familier. Tout semblait à sa place, et pourtant rien ne trouvait
vraiment son équilibre. Elle regardait la vieille photo posée sur son bureau, celle où
les sourires paraissaient simples et où l’avenir n’avait pas encore de contours précis.
Les couleurs avaient un peu pâli avec le temps. Le bleu du ciel s’était adouci. Le
rose des fleurs du jardin avait perdu de son éclat. Quelque chose demeurait intact.
Peut-être un lien invisible. Peut-être la mémoire silencieuse de ce qui avait compté.
Elle ferma les yeux quelques instants. La fatigue pesait sur ses épaules depuis
plusieurs semaines. Parfois même, de légers vertiges venaient troubler sa
perception des choses. Le débâtissaient du monde semblait résonner partout
autour d’elle. Les certitudes se fissuraient. Les repères vacillaient. Les voix
s’opposaient sans plus chercher à se comprendre. Pourtant, au milieu de ce tumulte,
une forme de calme persistait. Une présence discrète mais réelle. Comme une
promesse de sérénité cachée sous le bruit des inquiétudes.
Elle pensa alors à la confiance. Cette force tranquille qui ne nie pas les difficultés
mais choisit malgré elles de continuer. Elle pensa à l’amour. Non pas l’amour
spectaculaire ou bruyant, mais celui qui demeure lorsque tout le reste change. Celui
qui relie les êtres au-delà des distances, du temps et des épreuves. Et tandis que le
soir tombait doucement sur le monde, elle comprit que la sérénité n’était peut-être
rien d’autre que cela : continuer à aimer, à faire confiance et à préserver le lien,
même lorsque l’angoisse cherche à raconter une autre histoire.

CLAUDE

Dans un monde où l’angoisse s’invite parfois sans prévenir, je cherche un peu de calme au creux de mes pensées. La sérénité n’est jamais loin, elle attend en silence, tissée dans chaque lien que je choisis de garder.
Il y a la confiance, fragile mais tenace,
qui se construit malgré les doutes et la fatigue. Et puis l’amour, discret ou immense,
qui colore tout, comme une touche de rose dans le gris. Une photo oubliée ravive les souvenirs, des instants où le bleu du ciel semblait infini.
Le monde paraît alors plus doux, presque léger, même quand les vertiges tentent de nous faire vaciller. Je marche entre débâtissement monde et clarté,
cherchant un sens dans le bruit et le silence.
Chaque regard devient un repère, chaque mot un pont vers l’existence.
Le vert des espoirs renaît doucement,
malgré les ombres et les incertitudes.
Et dans ce fragile équilibre, je retrouve un peu de certitude. Car au-delà de l’angoisse et du tumulte, il reste toujours un souffle apaisant, un fil invisible qui nous relie,
et nous guide doucement, patiemment.

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